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Itinéraire d'un autodidacte

La musique ? Je suis tombé dedans quand j’étais petit. Un peu comme Obélix dans la marmite de potion magique.  Mon premier souvenir, c’est ce tourne-disque à piles que j’ai reçu pour mon anniversaire lorsque je devais avoir 8 ans.  Je m’en souviens comme si c’était hier. Il était en plastique, il avait les bords bruns et la partie supérieure était noire. Avec lui, je reçus également un vinyle « best of » des plus grands tubes de Disney.  Pendant des heures et des heures, j’écoutais les « Supercalifragilisticexpialidocious », « Tout le monde veux devenir un Cat » ou « Il en faut peu pour être heureux », religieusement assis dans mon fauteuil en tenant la pochette de l’album que je connaissais désormais sous toutes ses coutures.

Arrivé en secondaire, j’avais déjà une belle collection de 45 et 33 tours, parmi lesquels les grands hits de Depeche Mode, The Police ou Duran Duran.  Entré en première secondaire, je devais choisir une option complémentaire dans mon horaire de cours. Sport ? Hmmm, je passe. Photo ? Bof, aucun intérêt. Guitare d’accompagnement ? Tiens, ça pourrait être fun ça ! Me voilà donc parti acheter une guitare avec mes parents qui n’avaient aucune idée de ce que c’était la musique.  Un bout de bois et 6 cordes que j’ai gardé pendant bien longtemps mais qui n’aura pas résisté à l’épreuve du temps (et de mes enfants… mais chûûût… je digresse). 

Semaine après semaine, j’apprends les tablatures et joue des morceaux internationaux comme « Jeux Interdits », « Lettre à Elise », « Here’s to you »… Puis vient l’apprentissage des accords. La mineur, Ré mineur, Mi. Oulà, ça devient compliqué de placer les doigts sur ce large manche. Et puis ça fait mal, ouille, ouille, ouille. Bon. Je m’accroche. J’arrive a jouer enfin « Les Portes du Pénitencier ». Johnny n’a qu’à bien se tenir.  Les années passent, je deviens un peu le guitariste qui accompagne les chants pendant les soirées « feux de camps ».

Mais voilà, les années ’80, c’est l’âge d’or des synthés. Et je deviens dingue de la musique de Depeche Mode. Genre fan obsessionnel à collectionner tous leurs passages télés, les articles de tous les magazines, mêmes les allemands comme Bravo ou Popcorn dont je ne comprends rien. Ma chambre est tapissée de leurs posters. On en voit plus le papier peint.

C’est bien tout ça, mais Depeche Mode, aux dernières nouvelles (et à cette époque), ils ne jouent pas de guitare. C’est de la musique électronique. 100% synthés. « Mamaaaan, j’voudrais un synthé pour mon anniversaire ». S’il y a bien une chose que je dois mentionner, c’est combien ma maman était toujours prête à satisfaire mes moindres désirs. Et je n’en manquais pas, en bon enfant unique que j’étais.

Bref, me voilà maintenant l’heureux propriétaire d’un clavier de type « Bontempi » sur lequel je reproduis toutes les mélodies des plus grands hits de Depeche Mode.  Plus le temps passe, plus je me vois sur scène, acclamé par les foules en délire qui dansent sur ma musique et m’écoute chanter. Seulement voilà, tout le monde me dit que je chante comme une casserole. Alors du coup, il n’y a que la douche qui profite de mes vocalises. Et comme je me dis que tous ces gens doivent avoir raison et que je me plante, ben je pense que je vais me cantonner aux instruments.

Rapidement, j’ai envie de jouer dans un groupe. Plutôt du clavier d’ailleurs. On fait quelques essais avec des potes, mais ils ne sont pas plus motivés que ça.  Puis, en 4ème secondaire, suite au divorce de mes parents, je change d’école. Là, je rencontre d’autres jeunes « qui n’en veulent » et qui joue de l’un ou l’autre instrument. Me voilà embarqué dans un groupe de cover, mon premier ! J’essaie tant bien que mal de reproduire les accords d’Angie des Rolling Stones au clavier. Je suis un peu impressionné, parce qu’il y a des « adultes » dans le groupe (enfin des jeunes plus vieux que moi). On fait quelques concerts où je remplace même le chanteur (faut dire qu’il tenait plus de Renaud que de Michaël Jackson question maîtrise vocale).

Les années passent, mes goûts musicaux évoluent, j’écoute Bérurier Noir, Ludwig Von 88, Les Garçons Bouchers, bref je tombe en plein dans le rock alternatif français émergent fin des années 80.  Du coup, les covers, c’est bien, mais c’est « trop propre » pour moi. Avec des potes, on se dit qu’on va lancer un groupe de compos : « Berserk On The Beach » était né ! Un peu comme les Bérus, on se dit qu’on a juste besoin d’une boîte à rythme, d’une guitare, d’une basse et d'un chanteur. Oui, mais bon, personne n’a envie de jouer de la basse. « Dis Fab, tu prendras bien la basse, hein ? ». « Heuu… ben oui ». Evidemment, n’osant pas contredire la majorité et ayant envie de démarrer ce projet, me voilà chez Keymusic à choisir ma première basse.

Quelle découverte ! Je pense que le hasard à bien fait les choses. Comme si c’était l’instrument qui m’avait choisi. Je prends un plaisir de dingue à marteler des croches et double-croches sur des morceaux tantôt punk, tantôt ska.  On écrit quelques morceaux. On enregistre même une K7 démo (je pense que j’en ai encore un exemplaire dans mes tiroirs) et nous voilà sur la route pour quelques concerts mémorables aux 4 coins de Belgique.

Mes goûts musicaux évoluent lentement de la « New Wave » aux hymnes gothiques. J’écoute The Cure, Sisters of Mercy, Siouxsie & the Banshees, Fields of the Nephilim,… Jusqu’à ce que dans les années ’90, je surfe sur la vague « grunge ». Encore aujourd’hui, Soundgarden, Alice in Chains, Pearl Jam font partie de mes références absolues.  Ma maîtrise de la basse évolue du rock au funk, à la gloire de groupes comme Red Hot Chili Peppers (Flea est mon idole à l’époque).

J’ai toujours connu une relation d’amour/haine avec la musique, tout en reconnaissant qu’elle était aussi essentielle pour moi que le sang dans nos veines. Mais je me considérais toujours « trop nul » par rapport aux autres et donc, « à quoi bon »… Je ferme une parenthèse musicale fin des années ’90 lorsque je déménage en Irlande pour y vivre quelques années.

Ce n’est vraiment qu’à mon retour en Belgique en 2001 que le virus de la musique reprend petit à petit. D’abord en tant que spectateur. Je reprends du plaisir à aller écouter d’autres artistes. Et puis, d’année en année, cette pratique de la basse me manque.  Je rejoins à nouveau un groupe de cover dans lequel je joue quelques années. Je joue de la basse et j’assure aussi les choeurs. Oui, parce que le chant, c’est toujours hors de question: on me répète à chaque fois que je pousse la chansonnette que « hmm, c’est un peu serré dans les aigus » ou « hmm, ça crie plus que ça ne chante ».  Bref, je reste dans le groupe jusqu’à ce que les egos - une fois de plus - aient raison de sa cohésion.

Je me dis : « y’en a marre des covers ». Je cherche une annonce pour rejoindre un groupe qui écrit ses propre chanson, et me voilà après quelques temps bassiste du groupe « Velvet Avenue ».  C’est certainement le projet musical le plus abouti auquel j’ai participé. Un (deuxième) EP et quelques dizaines de concerts plus tard, les différences musicales me font quitter la formation.

A peu près à cette époque, je prends le mur: burnout diagnostiqué. Parce qu’il faut dire que pendant tout ce temps, mes activités musicales restaient cantonnées à un « hobby » parce que : « sois sérieux, il faut bien gagner sa croûte, trouve-toi un vrai boulot et amuses-toi avec la musique dans ton temps libre, mon fils ». Ça vous dit quelque chose ce genre de discours ? Ça ne m’étonne pas.

Je m’inscris à des ateliers, des stages résidentiels, je vis des moments musicaux et humains incroyables, je commence à donner des cours de basse, j’ai des élèves qui progressent à pas de géants, j’ai peut-être trouvé ma (vraie) voie… Mais toujours cette ritournelle lancinante dans la tête: « t’as vu toutes les floches que tu fais quand tu joues, c’est pas sérieux, et puis t’as pas de groupe, comment tu peux donner des cours à des gens ». Bref, je laisse tomber tout ce que j’ai initié et puis je m’enfonce dans une période noire de ma vie.

Après une traversée du désert qui marquera l’arrivée de changements radicaux dans ma vie sur le plan personnel, professionnel et familial, j’ai la chance de pouvoir participer à des ateliers de chant, d’écriture et d’art dramatique. Je reprends contact avec le vrai « moi » celui que j’ai toujours tenté de dissimuler jusqu’ici parce que : « bon, tu vois, faut bien rentrer dans le moule, quoi ».

A la faveur d’une énième rupture d’un autre groupe, je me dis: « j’en ai marre, je ne veux plus être une petite main dans un groupe. Je veux être à la barre ». Je commence à prendre des cours de chant. Oui, parce que pendant tout ce temps, je suis toujours resté un chanteur. De salle de bains. Ou de voiture, à chanter à tue-tête dans les embouteillages.

Ces cours me font progresser à la vitesse de l’éclair. Je me sens évoluer, je m’entends capable de chanter juste, de chanter des morceaux qui me plaisent. Wow. Donc, ceux qui me disaient que je ne chantait pas juste… ben ils disaient des âneries, en fait.  Je prends de plus en plus de plaisir à tenter de chanter des morceaux d’un peu tous les styles. 

Puis un jour, malheureusement, ma prof décide d’arrêter de donner cours. Crotte. Juste au moment où j’avais décidé après une petite pause de me relancer. Qu’à cela ne tienne. Je cherche une autre prof près de chez moi. Et voilà que je tombe sur les coordonnées de Dida. Je commence à prendre cours chez elle. Chouette atmosphère, approche qui me parle.  On chante tout de suite. On ne passe pas 3/4 d’heure à faire des échauffements pour chanter un morceau 2 fois.

Et puis cette façon de prendre le meilleur de chacun, de le faire remonter à la surface et de l’utiliser pour progresser, c’est juste trop puissant. Sans compter que ses conseils techniques me permettent de faire des pas de géant dans mon apprentissage musical.  Je kiffe !

Et puis voilà qu’à la faveur d’un certaine pandémie et d’un confinement total, je me dis : « pourquoi pas reprendre ma plume et ma guitare pour démarrer mon propre projet » ? Une dizaine de jours et une dizaine de morceaux au stade d’ébauche sont le résultat de cette discussion.  Je développe la production de plusieurs d’entre eux et je rêve même de sortir un EP ! Quelques mois plus tard, un premier morceau enregistré sort du studio. Un nouveau chapitre s’ouvre !

En parallèle, Dida lance une formation afin de transmettre son savoir à d’autres personnes désireuses de devenir coach vocal. Et si je me lançais dans l’aventure ? Ce que j’y découvre, outre une méthode de coaching vocal incroyablement efficace, ce sont les ficelles qui permettent d’amener  un chanteur à dépasser ses difficultés, à prendre confiance, à se réaliser au travers de la maîtrise du chant. C’est juste incroyable !

Alors voilà, aujourd’hui mon tour est venu de passer le flambeau. De mettre toute cette connaissance musicale, entourée de bienveillance, de respect et d’empathie, à disposition de ceux et celles dont vous faites peut-être partie et qui souhaite grandir au travers de la pratique du chant. Que vous soyez débutant ou confirmé, que vous chantiez en Français, en Anglais ou dans une autre langue, que vous ayez une idée précise en tête ou non, je vous accompagnerai dans votre parcours pour relever votre défi musical. 

La pratique que je vous propose passera par la définition d’un objectif commun, qui pourra se réaliser au cours d’une seule séance ou même plusieurs.  Des conseils techniques liés au chant, à l’interprétation, à la présence scénique, à la gestion du stress,… voilà autant de domaines que nous pourrons explorer ensemble.

J’ai à cœur de pouvoir vous aider à aller là où vous voulez aller, à votre rythme.  Alors, pourquoi ne pas tenter tout de suite une première séance ?


Fabrice

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